PETITE HISTOIRE DU PROJET 244

1999 - 2005 : PHASE D'EMULATION

Ouverture de la friche par la Cie Ex Nihilo.
Au sein de ce lieu spontané et imprégné des démarches artistiques et éthiques défendues par les artistes se développent des actions fondées sur les principes de solidarité et de partage.
Un grand nombre de compagnies travaillent sur le site (jusqu’à 16 par an!).
Les Arts de la Rue sont croisés avec la vidéo, la photographie, le théâtre, les Arts du Cirque ...

   
2006 - 2008 : CREATION DE "LA BELLE EQUIPE"

Longtemps creuset d’expériences communautaires et plateforme technique et administrative, le PROJET 244 a la volonté de proposer une véritable offre artistique et culturelle pérenne en inaugurant un lieu de création à usage des professionnels : “La Belle Equipe”.
Un hangar de 800 m2 pour le montage des grandes structures ainsi qu’un espace dédié à la création (400 m2 d’installation temporaire avec équipement démontable) sont en cours de réhabilitation. Ces espaces permettront d’augmenter les capacités de production du site ainsi que de montrer aux professionnels des “sorties de fabrique” des créations en cours.

   
2008 - 2012 : PREMIERE ETAPE D'UN PROJET CULTUREL & ARTISTIQUE

Les prochaines années sont l’occasion d’amorcer un projet culturel & artistique sur deux axes distincts :

LE PROJET 244 développera des actions de résidence basées sur l’ouverture des Arts de la Rue aux autres champs artistiques et aux artistes émergeants, favorisant ainsi le croisement des disciplines.

LE PROJET 244 développera des actions de formation en direction des jeunes compagnies et des pratiques amateurs Arts de la Rue (stages, ateliers, centre de ressources, séminaires).

   

        PETIT MANIFESTE DU PROJET 244

UNE FRICHE EST UN ESPACE D’EMULATION IMPORTANT POUR LES JEUNES CREATEURS dont le nombre s’est considérablement accru ces vingt dernières années. Lieu culturel intermédiaire présentant de véritables solutions en complémentarité avec les institutions culturelles, nous revendiquons notre rôle d’accompagnateur de l’émergence. Nos atouts sont multiples : mutualisation des outils de production, collégialité, implication sociale sur le territoire, lieu de rencontre hors norme, mixité des ressources et financement hétérogènes (aides indirectes et directes des collectivités publiques, aides liées à la solidarité nationale, autofinancement...).


LES ARTS DE LA RUE REPRESENTENT UNE CULTURE POPULAIRE QUE NOUS DEFENDONS.
Sans vouloir opposer création et impératif social, nous posons la question suivante : quelle culture voulons-nous pour demain ? Le mouvement des Arts de la Rue nous interroge sur le principe fondamental de démocratisation culturelle et de l’accessibilité des oeuvres à tous, au carrefour d’objectifs culturels, sociaux et économiques.

LA RUE N’EST PAS UN ESPACE DE JEU ANODIN. A travers le choix de la rue, nous revendiquons l’héritage contestataire et festif d’intervention dans l’espace public de nos prédécesseurs des années 70 de l’AGIT PROP (théâtre d’agitation propagande). Le propos du spectacle va toujours plus loin qu’un simple amusement et il cherche à bousculer, à perturber le spectateur. Ainsi, la rue devient un espace commun, lieu d’expression, de rencontres et d’échanges.

NOUS VOULONS VALORISER LES PRATIQUES AMATEURS. Le développement des liens entre amateurs et professionnels est souhaitable, comme dans le cadre du Défilé de la biennale de la danse de Lyon ou de la Zinneke Parade de Bruxelles. C’est un véritable objectif politique et social qui pousse vers une plus grande démocratisation culturelle.

NOUS REVENDIQUONS L’ACCUEIL ET L’ACCOMPAGNEMENT DE LA JEUNE CREATION PRIVILEGIANT L’INTERDISCIPLINARITE ET LA TRANSVERSALITE DES PRATIQUES ARTS DE LA RUE. Depuis son ouverture en 1999, le PROJET 244 accueil ponctuellement un grand nombre de compagnies extérieures. Nous nous orientons vers des résidences laboratoires qui offrent un espace de temps de recherche. Loin de la logique de marché qui impose aux compagnies de jouer sans cesse et de faire tourner un même spectacle longtemps avant de l’amortir, nous défendons la mise en place de résidences qui permettent de donner du temps au travail artistique. Les résidences sont ouvertes à tous les artistes.