D’abord, il y a eu une idée, puis deux puis
trois ... et c’est l’aventure d’une passion étroitement
liée au spectacle vivant qui voit le jour. Une compagnie
est née ! C’koi
ce cirk ...
?
Question qui taraude sur une situation et un climat qui dérange.
La compagnie,
c’est avant tout :
Un cercle d’amis et une envie ...s’exprimer sur
un mode de vie, réfléchir à la culture
de demain, interagir sur la rue et son public. Qui sème, parle ; qui écoute, récolte
...
Cette maxime résume un regard sur la culture où se
conjugue s’interroger et apprendre par l’autre
pour nourrir nos écritures et nos partis pris artistiques.
C’est par choix et non par défaut que la compagnie
et son spectacle c’koi cette étoile . .. ? s’adresse
aux enfants (futurs adultes) et aux grands enfants (nous
avant). C’est une façon d’aiguiser leur
regard, de les mettre en alerte sur les petites émotions
de tous les jours ; une forme d’action militante en
plantant en eux quelques graines de réalité poétique.
Petit à petit, ce sont des portes à ouvrir
par lesquelles ils poseront un autre regard sur le monde.
Cela peut paraître dérisoire, un travail de
fourmi mais c’est une des luttes, essentielles pour
trouver « sa » place active dans la société.
Il apparaît que des expériences
comme celle de l’itinérance (projet « sourire
d’été » et 2 tournées
estivales) font naître un maillon fort au niveau
humain et dessine le chemin à suivre en adéquation
avec le rêve et l’évolution. (rêve
+ évolution = révolution).
Il faut apprendre à distinguer sans les séparer
la culture et le social, à reconnaître le
public touché pour parler de développement « durable ».
Pourquoi se compliquer la vie à aller sur les
routes au lieu de rester tranquillement en place sous
le toit d’une belle résidence ou d’un
théâtre en dur ? A cause des gens. Qui eux
souvent ne bougent pas. L’envie devenant une obsession, être
itinérant c’est d’aller à la
rencontre des gens. Des gens dont on va faire des spectateurs
sans doute. Mais un public dont on attend plus et à qui
on espère apporter plus.

Saltimbanques
des temps modernes, notre échange ne s’arrête
pas au spectacle, on veut la parole avant et après
le spectacle.
L'avant, c'est l’écriture, la construction, la mise en place et
les répétitions pour que le jour J, le public soit surpris de l'arrivée
de cette petite troupe de comédiens-jongleurs-marionnettistes ; c’est
aussi la place que l'on nettoie, les affichettes que l'on colle, les décors
et accessoires qui intriguent le public dès le montage.
L'après, c'est le spectacle qui perdure avec
la foule parsemée de clowns enfants et d’adultes
rêveurs, l'un encore le sourire aux lèvres,
l'autre pris par la parole et la nécessité d’échanger
sur une émotion, une interrogation qu’il écrira
sur notre livre d’or sans timidité.
C’est aussi faire la fête, participer à la
vie d’un village, d’un espace où on
passe, à qui on vient de façon plus ou
moins éphémère apporter un poème.
Et on voit que les gens viennent, participent, découvrent,
prennent du plaisir.
Alors on continue sur notre route qui semble longue… mais
semée de beaux moments passés et surtout à venir.
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